Gennargentu

Situé dans le golfe d'Orosei, le parc national de Gennargentu est, pour son cadre sublime entre mer et prairies montagneuses, un paradis prisé des amoureux de pleine nature. Le point.

Le territoire sauvage et montagneux de la Sardaigne enivre des milliers de visiteurs. Pour l'apprécier à sa juste valeur, il faut consacrer une étape de votre voyage en Sardaigne pour vous arrêter au Gennargentu, un merveilleux parc de 730 km2 qui cache une multitude de trésors naturels. C'est un monde de verticalité, couronné de falaises et de pics enneigés, dont La Marmora constitue le pointculminant. C'est le domaine des aigles royaux et des éperviers, qui survolent insolemment les humbles villages de bergers. C'est toute l'âme et tout le patrimoine d'un peuple montagnard, avec la verve de ses poètes, le goût crémeux de sa carapigna, l'arôme intense et épicé de son cannonau, ou le coloré de ses bijoux en filigrane. Le Gennargentu, voilà une destination qui décline plaisirs de la mer, écotourisme et immersion culturelle.

Histoire du parc Ennargentu : un heureux compromis entre conservation et croissance économique

Blotti dans la chaîne montagneuse éponyme de Gennargentu, entre plage et falaises sauvages, le parc national de Gennargentu est une destination touristique populaire. La sanctuarisation du site en 1998 n'est pas sans bouleverser la vie socio-économique des riverains. Les oppositions locales étaient violentes.

En effet, plusieurs fermiers habitaient les paysages de vallée et de montagne qui allaient être inclus dans la future aire protégée. Ils exprimaient leurs inquiétudes quant aux coûts d'opportunité de la création du parc : les cochons de lait, les brebis, les fromages de chèvre, les charcuteries artisanales, le miel, le nougat et les vignobles constituaient leurs principales ressources. L'abandon des terrains de parcours ne va-t-il pas entraîner une chute de revenus ?

Mais d'un autre côté, ils ont convenu de développer le tourisme qui saurait exploiter davantage la topographie abrupte et rebelle du relief et favoriserait également la relance des produits agroalimentaires du terroir.

En 2008, l'Italie et la Sardaigne ont signé un nouvel accord prévoyant un partage plus équitable des recettes de tourisme perçues par l'aire protégée. Ensuite, les communautés locales concernées ont donné leur feu vert. Ainsi est né le parc national de Gennargentu, lové dans les contreforts de granit du Supramonte, entre les provinces de Nuoro et d'Ogliastra, et particulièrement apprécié des alpinistes, au motif qu'il réunit les plus hauts sommets de la Sardaigne.

La riche biodiversité du parc de Gennargentu

Si vous êtes fascinés par l'étude et l'observation de la vie sauvage, ne vous faites pas prier pour faire le tour de Gennargentu. Ce parc national a la particularité de posséder une zone marine et littorale ainsi qu'une zone terrestre. Autrefois, les phoques moines étaient les hôtes des grottes calcaires qui s'éparpillent le long du front de mer. Depuis une décennie, le spécimen est classé disparu, tout comme le gypaète barbu et le vautour moine.

Bonne nouvelle, le golfe d'Orosei est encore fréquenté par des dauphins, des cachalots et autres cétacés. De grands rapaces comme l'aigle royal, le faucon pèlerin, le busard ou l'épervier se réfugient dans les hautes montagnes. Il faut aimer le trek et l'escalade pour les apercevoir. Dans le cas contraire, on se consolera d'observer les cerfs, les mouflons et les bouquetins qui paissent dans les prairies des sous-bois, entre les érables et les châtaigniers. Ces petits ongulés servent de gibier aux aigles et aux faucons. Toutefois, les biologistes passionnés feront fi de ces animaux communs pour prêter attention aux plus rarissimes : la rainette de Sardaigne, le géotriton du Supramonte ou l'euprotto sarde, tous trois des amphibiens qui ne prospèrent que sur l'île.

En fait, le règne végétal est infiniment plus intéressant au regard du critère d'endémicité. Recensons la fétuque de Moris, l'euphraise de Gennargentu, le pin sarde, l'euphorbe irlandaise ou encore l'aquilegia de Sardaigne. Au bord des ruisseaux, les aulnes noirs forment un vaste corridor forestier où les promeneurs s'égareront à loisir. Le parc englobe également la forêt domaniale de Montes qui abrite l'un des plus riches écosystèmes de chênes verts de la Méditerranée.

Visiter le parc naturel de Gennargentu

Le parc se décrit comme une superposition de paysages remarquables, comme si la mer, les falaises et les arbres s'étaient entendus pour créer des prodiges. Le visiteur aura droit à un large éventail d'activités :

L'escalade libre 

La zone de Gennargentu peut être qualifiée de « toit de la Sardaigne », tant elle est entourée de beaux sommets dont la plupart excèdent les mille mètres : le plus haut sommet, La Marmora, s'élève à 1 854 m, suivi par Bruncu Spina, Punta Florisa et Punta Paolina. Du côté de Supramonte, le relief est moins accidenté, ponctué de hauts plateaux et de moyennes montagnes, mais hérissé par moments de crêtes vertigineuses.

La navigation de plaisance

Une virée en bateau peut être programmée pour aborder de petites plages secrètes, protégées par une crique et laissant place à d'étranges formations rocheuses.

Le circuit en kayak dans la gorge spectaculaire de Goroppu 

De tous les canyons d'Italie, voire d'Europe, nul ne peut se comparer avec la gorge de Goroppu à en juger par sa dépression (450 m de profondeur) aux parois calcaires presque verticales et traversée de rivières au cours impétueux. Un paradis pour les mordus de kayak ! 

La randonnée en montagne

De nombreux sentiers balisés ont été conçus à l'intention des randonneurs. Mais un avertissement s'impose : les itinéraires sont plutôt réservés aux professionnels.

Les sports extrêmes 

L'approche de la montagne peut servir de prétexte pour s'affronter dans de nombreuses disciplines sportives : le vélo tout-terrain, l'alpinisme, le vol en montgolfière, le parapente ou le kayak.

L'expérience spéléologique 

La zone littorale du parc est caractérisée par des grottes naturelles creusées par la mer, comme la grotte de Bue Marino, pour ne mentionner que la plus célèbre.

Le safari photo des oiseaux de proie 

Le spectacle des rapaces est un répit bienvenu pour les varappeurs avant l'inévitable descente et le retour à la dure réalité. Ils pourront admirer les prouesses du faucon pèlerin, un chasseur hors pair qui saisit ses proies en plein vol.

L'étude de la végétation locale

En compagnie d'un guide compétent, partez à la rencontre de la flore méditerranéenne. Des forêts vierges de chênes verts aux pins odorants, des arbustes nains aux houx et aux trembles, en passant par les aulnes des rivières, chaque espèce s'est adaptée aux conditions extrêmes de la montagne. Vous conviendrez que le parc de Gennargentu est littéralement un livre de botanique à ciel ouvert.

La promenade parmi les ruines nuragiques 

Le joli bourg de Tiscali a gardé les souvenirs d'une civilisation préhistorique : celle des nuraghes, un peuple primitif ayant occupé la région dès l'âge du bronze.

Infos pratiques

● Comment s'y rendre ?

Les touristes étrangers doivent arriver en Sardaigne par les airs en réservant un vol à destination d'Olbia ou de Cagliari. Ce faisant, ils peuvent prendre la direction du parc en louant les services d'une voiture, d'un VTT ou d'une moto, ou bien en prenant le transport public. Si vous aimez voir du pays, le voyage en train est une excellente formule pour sillonner les attraits spectaculaires de la côte.

● Meilleure période pour partir

Les visiteurs se ruent au parc national de Gennargentu entre juin et septembre. Au plus fort de l'été, l'air frais et l'altitude font du bien pour fuir les températures accablantes. Veillez à emporter une doudoune ou un chandail, car il fait légèrement frisquet le soir.

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